Sur l’interdiction de la totalité des néonicotinoïdes

À l’issue de la publication d’une synthèse scientifique commandée à l’université du Sussex, Greenpeace a requis, le 26 janvier 2017, auprès de l’Union européenne d’interdire l’ensemble des néonicotinoïdes.

Si une interdiction partielle a été obtenue en 2013, le reliquat produit des effets bien trop importants pour que l’on puisse se permettre de les ignorer et de persister dans l’usage de ces substances non seulement dans les terres agricoles, mais aussi dans les sols, les cours d’eau et les fleurs sauvages.

En effet, le rapport confirme la nocivité de ces pesticides pour l’environnement, en particulier pour les abeilles, les papillons et les insectes aquatiques, d’où un impact sur la chaîne alimentaire.

Si les cultures à fleurs traitées sont menacées, c’est aussi le cas d’autres plantes non ciblées qui absorbent ces pesticides et que l’on retrouve dans le pollen, le nectar et le feuillage.

Constatons que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a repoussé à l’automne la remise de son rapport concernant les trois néonicotinoïdes partiellement interdits. De son côté, la France a voté une interdiction des néonicotinoïdes prenant effet en 2018.

La Commission envisage-t-elle de donner une suite favorable à cette requête ?