Sur la définition de la Commission des perturbateurs endocriniens

Une étude parue le 28 novembre dans le journal Le Monde et menée par une équipe d’une centaine de scientifiques rend compte de la négligence dont la Commission a fait preuve dans sa définition des perturbateurs endocriniens, ne tenant pas compte des recommandations de l’OMS et se fondant sur la seule compétence de l’EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments). D’aucuns pointent du doigt la volonté de passer outre une règlementation trop sévère de ces substances dangereuses, qui interfèrent avec le système hormonal à des doses très fines, et la pression des lobbies comme raison principale. L’Endocrine Society elle-même, constituée par une communauté internationale d’environ 18 000 chercheurs, se déclare opposée à la position soutenue par la Commission.

Dans ces conditions, la Commission entend-elle clarifier sa démarche et dénoncer la pression des lobbies ?